Bienvenue dans notre série d’articles thématiques sur l’horlogerie et son histoire. Jusqu’alors, nous avons abordé les débuts de l’horlogerie avec les cadrans solaires, son évolution avec les horloges hydrauliques, la naissance des premières horloges mécaniques, la démocratisation de l’horloge. Puis, l’horloge à pendule a été créée, permettant de rendre les horloges moins imposantes. C’est la première étape vers la miniaturisation de l’horloge, et la création de la montre.

Suite à cela, l’horlogerie prend son essor. Découvrez-en l’histoire dans cet article.

L’essor de l’horlogerie au XVIIème siècle

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, suite à l’Édit de Nantes, les persécutions subies par les horlogers protestants font que ceux-ci s’exilent en Suisse et en Angleterre.

Ces deux pays connaissent alors un véritable essor de l’horlogerie, tandis que la France est en plein déclin. Épaulés par la royauté et la bourgeoisie qui sont friands des merveilles techniques que sont la montre et l’horloge, les maîtres horlogers commencent à acquérir plus de droits.

Ils se réunissent au sein de communautés. En 1601, la Corporation des horlogers est créée à Genève. Il semblerait d’ailleurs que c’est au sein de cette ville qu’apparaît pour la première fois la montre-bracelet.

Tandis que le déclin de l’horlogerie et de l’économie se confirme en France, les Anglais et les exilés français sont les instigateurs de grandes évolutions.

Jusqu’à la fin du XVIIème siècle, l’industrie horlogère est dominée par l’Angleterre. Des horlogers emblématiques comme John Arnold, ou Thomas Earnshaw, sont instigateurs de nombreuses nouveautés.

John Arnold, horloger anglais qui créa de nombreux chronomètres
John Arnold, horloger anglais qui créa de nombreux chronomètres

Rivaux, ces deux horlogers rivalisent d’ingéniosité pour produire des chronomètres de plus en plus précis qu’ils fabriquent en de nombreux exemplaires. Ces chronomètres sont notamment utilisés en marine.

L’époque est à la précision : en marine, elle est indispensable.

Le siècle des lumières apporte son renouveau

Après la crise économique qui secoue la France durant le règne de Louis XIV, naît un mouvement qui redonne au pays ses lettres de noblesse. C’est le mouvement des lumières. A cette époque, les innovations dans tous les domaines sont légion. L’intérêt pour les avancées scientifiques et philosophiques est renouvelé.

Des horlogers comme Ferdinand Berthoud et son concurrent Pierre Le Roy apportent leur contribution dans le domaine de l’horlogerie marine, après de nombreux voyages en Angleterre. L’horloge ne sert plus qu’à mesurer le temps, désormais, on l’utilise pour connaître la longitude en mer.

Ferdinand Berthoud contribua grandement aux avancées horlogères en France
Ferdinand Berthoud contribua grandement aux avancées horlogères en France

Soucieux de partager son savoir, Ferdinand Berthoud contribua beaucoup à la célèbre Encyclopédie des Lumières. Il aura d’ailleurs comme élève un autre horloger illustre connu sous le nom d’Abraham-Louis Breguet…

Mû par les changements économiques, scientifiques et sociaux, l’essor de l’horlogerie commence seulement. Cet art toujours florissant aujourd’hui va connaître une révolution : l’industrialisation et la production à grande échelle. Nous aborderons ce tournant de l’histoire de l’horlogerie dans le prochain article.

Connaissiez-vous ces détails de de l’histoire de l’horlogerie ? Nous vous invitons à nous rejoindre sur les réseaux sociaux pour partager votre avis et vos anecdotes. Nous vous y lisons quotidiennement avec grand plaisir.

Crédit photo couverture : Watchonista