Dans notre premier article, nous avons vus quels étaient les critères qui définissaient une pierre fine. Puis, nous avons découvert deux d’entre elles : l’améthyste et l’opale.

Partons aujourd’hui à la découverte d’une pierre fine que l’on côtoie depuis la Grèce Antique : la citrine.

La citrine, une pierre fine jaune

La citrine, qui tient son nom du latin « citrus » signifiant citron, se caractérise souvent par sa jolie couleur jaune. Néanmoins, selon sa composition, sa couleur peut varier du jaune pâle à un orange très soutenu.

Pierre convoitée, on en trouve des gisements au Brésil, en Australie, au Madagascar, en Uruguay et même en Espagne. On la trouve souvent dans les mêmes gisements que l’améthyste, avec qui elle partage de nombreux points communs. Leur composition est assez similaire, et leur dureté est la même. Ces deux pierres se situent à 7 sur l’échelle de Mohs[1], ce qui en fait des pierres fines très résistantes.

Il existe d’ailleurs une pierre qui résulte de la combinaison de l’améthyste et de la citrine, qu’on appelle l’amétrine.

La citrine va du jaune pâle à l’orange soutenu

La citrine va du jaune pâle à l’orange soutenu

Cette pierre de la famille des quartz se compose en grande majorité de dioxyde de silicium.

Elle doit sa teinte à la faible quantité d’oxyde de fer qu’elle contient. Il existe plusieurs variétés de citrine. La citrine de Madère, qui se caractérise par ses tons rouge orangé est l’une des plus prisées. Elle peut aussi être multicolore et composée d’un camaïeu de tons agrume.

Elle est parfois confondue avec le topaze, qui se retrouve dans des coloris similaires. On peut également la confondre avec une améthyste exposée à une température de plus de 500°C, seuil à partir duquel elle vire au jaune. Seul un expert en gemmologie est capable de les différencier.

La citrine, la pierre porte-bonheur

Connue des Hommes depuis la Grèce Antique, c’est une pierre à qui on a conféré de nombreuses vertus.

On lui attribuait la capacité de repousser les reptiles, et de protéger contre le venin de serpent.

C’était également un porte chance, une protection contre le mauvais œil. Une vertu qu’elle conserve en lithothérapie, le soin par les pierres. Cette discipline lui prête d’autres bienfaits d’ordre psychologique et physique.

Protectrice et purificatrice, elle aurait un effet positif sur le plexus solaire, la rate et le pancréas.

En Feng Shui, elle attirerait prospérité et abondance et éloignerait les craintes.

Pierre de légende en Bolivie

Elle est également connue en Amérique du Sud où elle possède même sa propre légende.

« Un conquistador espagnol tomba amoureux de la fille du chef d’une tribu prénommée Anahi. Lors de leur mariage, le père de celle-ci leur offrit une mine de pierres jaune et mauve. Le conquistador ignora ce cadeau avec mépris et décida de repartir en Espagne avec sa nouvelle femme.

Se sentant trahis, les membres de la tribu tentèrent de les tuer, blessant la jeune Anahi. Alors qu’elle agonisait, elle offrit l’une des pierres de la mine à son époux. Voyant la belle pierre bierre bicolore, il réalisa qu’elle représentait le cœur d’Ahani, tiraillé entre son mari et son peuple. »

Source : Terra Bolivia

Aujourd’hui, cette pierre légendaire à laquelle on prête de multiples bienfaits est populaire en joaillerie où allié à l’or ou à l’argent, elle sublime les bijoux.

Une de nos créations comportant une citrine concave en son centre | Photo : Maison Bianchi
Une de nos créations comportant une citrine concave en son centre | Photo : Maison Bianchi

Connaissiez-vous les caractéristiques et l’histoire de la citrine ?

Dans un prochain billet, nous nous intéresserons à d’autres pierres fines connues. Pour ne rien manquer de nos articles, nous vous invitons à nous rejoindre sur les réseaux sociaux. Nous y lisons quotidiennement vos commentaires avec grand plaisir.

[1] L’échelle de Mohs est une échelle allant de 1 à 10 permettant de mesurer la dureté d’un minéral. C’est le diamant qui a la dureté la plus élevée. En effet, il ne peut être rayé que par un autre diamant.